Séroprévalence des anticorps IgG anti-SARS-CoV-2, facteurs de risque d’infection et symptômes associés à Genève, Suisse : une étude en population générale.
Richard A, Wisniak A, Perez-Saez J.
Seroprevalence of anti-SARS-CoV-2 IgG antibodies, risk factors for infection and associated symptoms in Geneva, Switzerland: a population-based study. Scand J Public Health. 2022 Feb;50(1):124-135. doi: 10.1177/14034948211048050. Epub 2021 Oct 19. PMID: 34664529; PMCID: PMC8808008.
Résumé:
Objectifs : Évaluer la séroprévalence du SARS-CoV-2 après la première vague épidémique dans le canton de Genève, en Suisse, ainsi que les facteurs de risque d’infection et les symptômes associés à la séropositivité IgG.
Méthodes : Entre avril et juin 2020, d’anciens participants à l’étude Bus Santé (une enquête représentative de la population du canton de Genève âgée de 20 à 74 ans) ont été invités à participer à l’étude, ainsi que les membres de leur ménage âgés de plus de 5 ans. Des échantillons sanguins ont été analysés pour détecter les immunoglobulines G anti-SARS-CoV-2. Les questionnaires étaient auto-administrés. La séroprévalence a été estimée à l’aide d’un modèle bayésien tenant compte des performances du test et du plan d’échantillonnage.
Résultats : Au total, 8 344 participants ont été inclus, avec une séroprévalence globale ajustée de 7,8 % (intervalle de crédibilité à 95 % : 6,8–8,9). La séroprévalence était la plus élevée chez les personnes âgées de 18 à 49 ans (9,5 %) et la plus faible chez les enfants de 5 à 9 ans (4,3 %) ainsi que chez les personnes de plus de 65 ans (4,7–5,4 %). Les probabilités de séropositivité étaient significativement plus faibles chez les femmes retraitées et les hommes sans emploi par rapport aux personnes actives, ainsi que chez les fumeurs par rapport aux non-fumeurs. Aucune association significative n’a été observée entre la profession, le niveau d’éducation ou le revenu du quartier et le risque d’être séropositif. Le symptôme le plus fortement associé à la séropositivité était l’anosmie/dysgueusie.
Conclusions : La séroprévalence des anticorps anti-SARS-CoV-2 dans la population est restée faible après la première vague à Genève. Les facteurs socio-économiques n’étaient pas associés à la séropositivité dans cet échantillon. Les personnes âgées, les jeunes enfants et les fumeurs étaient moins fréquemment séropositifs, bien qu’il ne soit pas clair dans quelle mesure la biologie et les comportements expliquent ces différences.
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